Artiste marocain, passionnément partagé en les deux rives de la méditerranée, Maroc et Espagne, a su créer un cordon ombilical incarné dans sa musique l’attachant inséparablement et définitivement à sa terre, MAROC. Cette musique même l’a propulsé dans la scène mondiale.
A l’âge de 5 ans, il a confectionné sa première guitare faite de latte attachée aux freins de bicyclette « Flutox ». Depuis, sa formation musicale, autodidacte, n’a cessé de s’alimenter, à partir de ses premières notes berbères en traversant les influences des grands maîtres de la sphère internationale (blues, rock, reggae, soul…). Au fur et à mesure qu’il déchiffrait avec ceux-ci le langage musical universel, Jbara a créé un style qui lui est propre, celui du mixage alchimique de l’héritage culturel imprégné dans une parfaite maîtrise technique ainsi qu’une sensibilité artistique impressionnante. Ainsi, il a rompu avec toutes les barrières du temps, de l’espace et du style. Son univers musical s’étend du nord au sud, de l’orient à l’occident où héritage culturel, fusion des cultures et métissage ethnique sont présents.
À l’âge de 18 ans il a mis en marche la 1ère école de Musique Moderne dans le Centre de la Jeunesse d'Oujda, «Guitare, basse, piano, batterie, chorale et chant». Il fonde le groupe Men-X de style Raï-Rock et il a participé à des Festivals de Musique Moderne et de Raï dans le nord de l'Algérie et du Maroc- 1987/1989. En 1989, Il fonde le groupe Raï-Men, et place son premier album de fusion Raï-Rock. Depuis 1990, beaucoup de carrières musicales tombent à l’eau, la possibilité de vivre de la musique disparaît. JBARA se déplace à zones touristiques et il joue tous les jours dans le piano-bar, d'hôtels de 4 et 5 étoile pour un public généralement européen avec un vaste répertoire de blues, de slow, de reggae, de funky, de rock… de raï-rock, en interprétant à ses grands maîtres: Neil Yonng, Carlos Santana, Bob Marley, Pink Floyd, Daire Straits, Sting, Eric-Clapton, Paco de Lucía, Frank Sinatra... le prix qu’il a payé comme artiste, a été son invisibilité, un prix excessif, mais au moins il a pu vivre de façon digne comme musicien. Il est conscient d'être hors de temps et de lieu et d'être marqué par des situations indépendantes à sa condition d'artiste.
« C'est évident,

tout mouvement artistique et culturel a son substrat dans une société qui se développe dans certaines conditions politiques «liberté plurielle de pensée, promotion et valorisation des richesses culturelles et artistiques du propre pays ». "Aujourd'hui, le pays a connu un grand changement économique, social et politique. Le public commence de jouir de sa riche patrimoine musical et les grands festivals sont organisés chaque année dans tout le pays. Et malgré les grandes difficultés, leur appréciation est inévitable. Il est considéré un pionnier de la musique marocaine contemporaine, une important autorité gnawa et un «véritable compositeur de World fusion Marocaine».